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 Pour la huitième année consécutive, une délégation raëlienne représentant les raëliens de France dénoncera ce 29 septembre les discriminations et les incitations à la haine que subissent les raëliens dans notre pays lors du ‘‘OSCE Supplementary Human Dimension Meeting’’, la plus grande conférence européenne sur le thème des Droits de l’Homme, organisée à Varsovie par l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe).
Outre sa participation aux débats prévus pendant ces deux jours, la délégation raëlienne a aussi été invitée par les officiels européens à tenir une conférence sur les lieux mêmes de l’HDIM (1) dont le thème sera ‘‘Study (through shorts vidéos and sociologists interviews) on hatred and fear spread in french speaking countries populations regarding religious minorities’’.
« Cette conférence interactive aura de quoi interpeller les nombreux ambassadeurs, journalistes et personnalités présents à l'OSCE et rappellera que la présomption d'innocence, valeur démocratique de base, est bafouée au détriment d’une présomption de culpabilité automatique pesant sur la plupart des cultes non reconnus, assimilés – sans la moindre preuve – à des organisations criminelles » déclare Princess Loona, porte parole du Mouvement Raëlien en Europe et membre de la délégation se rendant à l’OSCE.
Aujourd’hui notre pays utilise les appellations ‘‘dérive sectaire’’ ou ‘‘organisme sectaire’’ pour définir la plupart des cultes non reconnus.
« La Miviludes, chargée hier de la lutte contre les sectes – MILS sévèrement critiquée par Me Asma Jahangir, rapporteur spécial aux droits de l’homme à l’ONU, dans son rapport de 2006 sur la France – et chargée de la lutte contre les dérives sectaires, n’est pas une juridiction de l'ordre judiciaire mais elle continue cependant à influencer la justice et les fonctionnaires en répandant des communications massives sur le sujet de ces ‘‘dérives sectaires’’, communications dans lesquelles sont utilisés pêle-mêle les notions de ‘‘secte’’ et ‘‘dérive sectaire’’ ce qui crée la confusion et alimente peur et discrimination envers les membres de notre religion » ajoute Princess Loona.
Pour la Miviludes les dérives sectaires concernent exclusivement les sectes… et la référence à la liste des sectes est toujours faite.
Ainsi dans une de ses brochures intitulées ‘‘le guide de l’agent public’’ : le Mouvement Raëlien est nommément cité page 86 comme « organisme sectaire ». Pour l’état français, le Mouvement Raëlien est donc une « organisation criminelle » prétendant poursuivre un but religieux.
Princesse Loona a déclaré son intention de demander publiquement aux représentants du Gouvernement Français, à l'OSCE, qu'ils lui expliquent sur quelle décision judiciaire ils se permettent de baser ces graves accusations. « Comme il n’existe évidemment aucune décision de ce type, ils devront s'engager à cesser de semer la haine et la violence envers les membres de notre religion ».
Elle ajoute ensuite : « Devant ces manquements graves de la France aux standards de l'OSCE, nous avons également l'intention d'apporter notre contribution en proposant les recommandations suivantes :
1. Arrêt du financement par les contribuables français des mouvements Anti-sectes 2. Dissolution de la Miviludes 3. Suppression de l’arsenal législatif anti-secte dont, entre autre, la ‘‘loi About Picard’’ 4. Arrêt de la formation spécifique apportée à tout fonctionnaire (magistrat, policier, gendarme, enseignant, éducateur etc.) pour lui apprendre à lutter contre les prétendues sectes. 5. Vote de nouvelles lois, faisant bénéficier les membres de minorités religieuses de protections identiques à celles accordées aux juifs et aux musulmans 6. Modification de la Halde pour qu’elle devienne un organisme qui promeut aussi la tolérance et le respect des membres des minorités religieuses 7. Destruction officielle du fameux rapport parlementaire français établissant une liste de « sectes », accompagnée d’excuses présentées par les parlementaires aux nombreuses personnes victimes des effets de cette néfaste liste. 8. Pénalisation de l’usage discriminatoire de la liste des sectes, car, même si elle n’a aucune valeur juridique, elle a un fort pouvoir de discrimination autant moral que social.
Princesse Loona conclut « Nous ne demandons nullement de faiblir dans la lutte contre les activités pénalement répréhensibles, mais que cela soit fait sans discrimination aucune, tant au sein des cultes reconnus que des minorités religieuses non reconnues. Nous espérons que l’OSCE continuera à faire pression pour que cesse cette situation qui ressemble à s’y méprendre à une politique fasciste en ce qui concerne les cultes non reconnus». |